| L'école de Gaétan
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RENCONTRE AVEC LE REQUIN-MARTEAU (niveau CM2, remettre en ordre, puis QCM, réponses à la fin)
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Le besoin d'air se fait sentir plus pressant à chaque demi-seconde. Instinctivement mes bras s'abaissent et je commence à monter vers la surface, sans quitter mon voisin du regard. Un tressaillement dans le sable. J'ignore s'il provient du requin ou d'un poisson-pilote, et je vois le grand cigare blanc s'éloigner à mesure que je m’approche du plafond qui brille comme du plomb fondu ! Un dernier coup de palme. Une forte aspiration qui me soulève. De l'air enfin !
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À mesure que je m'éloigne du
bord, le fond de l'eau, jusque-là parfaitement clair, se
trouble par
nappes. Je plonge une fois encore quand je distingue devant moi une
masse claire. J'approche d'un coup de palme et je sens brusquement
l'horreur me paralyser les bras. Un très grand
requin-marteau est là,
devant moi, couché sur le fond, immobile. 3,50 m ? 4 m ?
Comment le
savoir ? Il n'est pas seul. Un peu plus loin, à gauche, une
autre
ombre. L'eau trouble me cache la tête d'un autre squale (1) plus petit, couché lui aussi sur le
sable.
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Je n'ose faire un geste. Un instant je me dis que c'est fini, que je vais être attaqué d'un moment à l'autre, qu'il n'y a aucun espoir. Les secondes passent. J'ai dépassé le stade de la peur. Je suis calme, mes poumons commencent à se faire sentir. Les petites épingles dans ma tête dansent la sarabande. Il faudra bientôt remonter. Le squale vient de faire un mouvement sec. Il se tord et présente son dos.
___________________________________________________________________________________________Partis d'une falaise écroulée dans la mer, nous cherchions, Michel de son côté et moi du mien, à ramasser sur un haut fond de sable blanc longeant la côte, ces magnifiques étoiles de mer, rouge écarlate, afin d'en rapporter une collection en France.
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Un coup d'œil vers le bas : il a disparu ! Tout en nageant le plus vite possible vers le bord, couché à fleur d'eau, de côté, bras le long du corps pour diminuer la résistance, je pédale au maximum en jetant constamment de prudents regards vers mes arrières. Maintenant, je sais que je vais m'en sortir. Je glisse jusqu'au rivage ; en arrivant contre les rochers je suis obligé de freiner mon élan. Gêné par mes palmes devenues inutiles, je me hisse comme un phoque, et je reste là, assis sur un bloc glissant, à attendre, je ne sais quoi…
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Je n'ai ni fusil, ni poignard, ni repoussoir, ni, hélas, la caméra sous-marine. Je reste pétrifié, incapable de bouger mes bras, alors que mes palmes rétablissent instinctivement l'équilibre. Ce qui me surprend, c'est sa couleur. C'est peut-être à cause de la profondeur, mais il paraît très clair, presque blanc. Il tourne lentement la tête. Son œil unique ne brille pas, mais me fixe intensément. Sa queue est très différente de celle des autres requins observés jusque-là : elle est comme une faucille, effilée jusqu'à la pointe qui semble avoir été mordue... arrachée peut-être au cours de l'un de ces combats silencieux, à grande profondeur.
___________________________________________________________________________________________Christian ZUBER
(1) Un squale = un gros poisson du genre du requin
1. Pourquoi l'auteur ramasse-t-il des étoiles de mer ?
_ pour en faire cadeau à ses amis.
_ pour faire une collection.
_ pour rapporter des souvenirs en France.
2. Où se trouvent les étoiles ?
_ sur un haut-fond de sable blanc.
_ au pied d'une haute falaise.
_ sur un lit de coquillages blancs.
3. Quelle espèce de requin le plongeur rencontre-t-il ?
requin-bleu, requin-baleine, requin-marteau, chien de mer, orque, épaulard.
4. L'auteur dispose : d'un fusil, d'un poignard, d'un repoussoir, d'une caméra, d'un harpon, de palmes, de bouteilles.
5. Qu'est-ce qui surprend le plus l'auteur ?
_ la couleur du requin.
_ sa taille.
_ son œil.
6. La queue du requin est-elle
_ comme une faucille ?
_ comme une faux ?
_ comme une hache ?
7. La queue du requin est-elle différente ou identique à celle des autres requins ?
8. Lorsqu'il aperçoit le requin, comment réagit d'abord le plongeur ?
_ Il remonte rapidement.
_ Il reste pétrifié.
9. Les secondes passent, l'auteur retrouve-t-il son calme ?
10. Qu'est-ce qui oblige l'auteur à remonter ?
_ un tressaillement du requin.
_ le manque d'air.
_ un mouvement du poisson pilote.
11. "Le plafond qui brille comme du plomb fondu", c'est la surface de l'eau ou la coque du bateau ?
12. Le requin suit-il le plongeur pendant la remontée ?
Réponses :
1. Pourquoi l'auteur ramasse-t-il des étoiles de mer ? Partis d'une falaise écroulée dans la mer, nous cherchions, Michel de son côté et moi du mien, à ramasser sur un haut fond de sable blanc longeant la côte, ces magnifiques étoiles de mer, rouge écarlate, afin d'en rapporter une collection en France.
3. Quelle espèce de requin le plongeur rencontre-t-il ? RENCONTRE AVEC LE REQUIN-MARTEAU
4.
L'auteur dispose : Je n'ai ni fusil, ni poignard,
ni repoussoir, ni, hélas, la caméra sous-marine.
Je reste pétrifié,
incapable de bouger mes bras, alors que mes palmes
rétablissent
instinctivement l'équilibre.
Le besoin d'air se fait sentir
plus pressant à chaque demi-seconde.
5. Qu'est-ce qui surprend le plus l'auteur ? Ce qui me surprend, c'est sa couleur.
7. La queue du requin est-elle différente ou identique à celle des autres requins ? Sa queue est très différente de celle des autres requins observés jusque-là
8. Lorsqu'il aperçoit le requin, comment réagit d'abord le plongeur ? Je reste pétrifié, incapable de bouger mes bras, alors que mes palmes rétablissent instinctivement l'équilibre.
9. Les secondes passent, l'auteur retrouve-t-il son calme ? J'ai dépassé le stade de la peur. Je suis calme, mes poumons commencent à se faire sentir.
10.
Qu'est-ce qui oblige l'auteur à remonter ? J'ai dépassé
le stade de la peur. Je suis calme, mes poumons commencent à
se faire
sentir. Les petites épingles dans ma tête dansent
la sarabande. Il
faudra bientôt remonter.
Instinctivement mes
bras
s'abaissent et je commence à monter vers la surface, sans
quitter mon
voisin du regard. Un tressaillement dans le sable. J'ignore s'il
provient du requin ou d'un poisson-pilote, et je vois le grand cigare
blanc s'éloigner à mesure que je
m’approche du plafond qui brille comme
du plomb fondu
11. "Le plafond qui brille comme du plomb fondu", c'est la surface de l'eau ou la coque du bateau ? Tout en nageant le plus vite possible vers le bord, couché à fleur d'eau, de côté, bras le long du corps pour diminuer la résistance, je pédale au maximum en jetant constamment de prudents regards vers mes arrières. Maintenant, je sais que je vais m'en sortir. Je glisse jusqu'au rivage ; en arrivant contre les rochers je suis obligé de freiner mon élan.
12.
Le requin suit-il le plongeur pendant la remontée ? J'ignore s'il
provient du requin ou d'un poisson-pilote, et je vois le grand cigare
blanc s'éloigner à mesure que je
m’approche du plafond qui brille comme
du plomb fondu !
Un coup d'œil vers le bas : il a
disparu !
13. « Je me hisse comme un phoque et reste là, assis sur un bloc glissant, à attendre je ne sais quoi. » Pourquoi l'auteur reste-t-il ainsi ? Récupération physique et mentale. Contrecoup de la peur. Épuisement.